



Je me souviens bien car c’est la nuit où Michael Jackson est décédé (si certains l’apprennent dans cet article, c’est qu’ils ont un soucis), la nuit grondait et elle grondait fort. Moi je n’aimais pas ça mais Laureline si, elle voulait prendre des photos. Moi je me terrais dans la petite maison en regardant par la fenêtre. Et puis fréquemment, les zébrures de lumière dans le ciel me faisaient sursauter.
C’est marrant car toute cette peur, cette angoisse du bruit, de la foudre, de la surprise, tout cela m’effrayait réellement tout en m’excitant. La nuit était différente, une nuit comme je n’en n’avais jamais vu. Une chaleur pesante, pas un seul brin d’air frais, juste une pesanteur mais douce, accueillante, chaleureuse.
Je suis sorti et la peur s’est quelque peu estompé. J’ai compris que les éclairs ne m’atteindraient pas, que leur rôle à chacun n’était pas de tuer mais bien de danser. Une danse lumineuse, électrique, une danse entre eux. Ils n’en avaient rien à faire de nous, c’était leur danse et LEUR danse uniquement, leur ballet, leur rapide chorégraphie, à la fois violente et maitrisée.
Une danse que nous avons photographié pendant au moins deux heures je crois. Une danse dont je me souviens. Une nuit où on a pas spécialement envie de dormir.






Monsieur Neku